Cher dieu,
Je suis Yann.R surnommé plus souvent Yannou. Je suis un gamin de 15 ans. Je déteste le football. Vers mes 7 ans, j'avais frappé un professeur de judo, il était ressorti avec un beau cercle violet sur l'½il. Tu vois maintenant qui je suis ? Oh ! Si tu ne vois pas, c'est que tu n'es pas digne d'être dieu. A vrai dire, je n'ai jamais cru en toi. Non... je suis désolé. Avoue, toi qui c'est tout, que la mort est beaucoup plus présente que toi. Prenons un exemple bête, on marche dans la rue. On croise une personne, sur sa ceinture, on constate une tête de mort. On voit la mort de partout ! Et toi ? J'ai vraiment l'impression qu'on t'oublie, de plus en plus de monde ne croit plus en toi. C'est normal, puisque tu n'existe pas ou plus. Ah ! je t'entends déjà d'ici : « j'étais beaucoup plus présent avant ». Et oui mais mon vieux, tout à une fin. Les gens comptent sur toi quand ils sont en difficulté, quand ça va, il t'oublie. La vie, ici, sur terre, ça va bien mieux. Oh ! je dis pas que toute est parfait. Qu'est ce qu'on est bien en France. On a battis des murailles tout autour. Les architectes on fait ça bien, les yeux de tout le monde ne les voient pas. Oui ! Parce que les gens, aime bien finalement se cacher derrière ce mur. Il n'est pas matériel, mais ils se sentent en sécurité ici. Ils ne se préoccupent pas de l'extérieur. Enfin je dis ça, ce n'est pas complètement vrai. Des femmes et des hommes courageux se battent pour aider du monde à l'étranger. On appel ça la « générosité », enfin y'a pas vraiment de mots pour déterminé ça. Tu dois bien comprendre ça toi. Quand une personne veut aider une autre personne. Il ne se connaisse peut-être pas, ils sont peut-être complètement différents, par leur origine, leur habitude, leur caractère, mais ils s'entraident. C'est beau je trouve. Tu as trouvé ça comment ? C'est vrai que tu dois être intelligent pour avoir tout inventer. Je te soupçonne dès fois de ne pas avoir eu de l'aide. Ah ! Je ne m'y connais vraiment pas en dieu. J'aimais pourtant bien la mythologie grecque. Je me suis fait baptiser une dizaine de fois par les bouddhistes. J'avais trouvé ça marrant sur le coup. C'est vrai, c'est original. Tu entre dans un temple d'orée. Une grande statue du bouddha est dressée. Tu es habillé d'une robe. Tu es à pied nue. Tu t'avance calmement, sans un bruit, vers l'homme assis à genou. Cette personne est toujours assez vieille et pas très belle. Mais ces habits sont magnifiques. Quelques tissus, d'une couleur qui vous réchauffe le c½ur. Tu te mets ensuite à genou. Il semble grand lui, il est assis mais sur une marche. Il marmonne quelques paroles mythiques, étrange, spirituel. Ensuite, il remue l'eau dans un vase de cristal. J'entends l'eau glissée contre les parois fraîche. Il relève son petit bâton et asperge ma tête de cette eau, qui était à l'origine banale mais après cette scène, semble être complètement magique.
En dernière étape, tu ressors, sur ton passage, il y a une urne avec plein de billet dedans. Tu ne peux pas résister toi aussi à glisser quelques pièce ou un beau billet.
C'est ça maintenant la religion. Ca devient presque commercial !
Moi je t'écris pour te parler un peu de moi et te demander un v½u. Il semblerait que j'ai trébuché dans ma mission. La mission que je m'étais confié. Je commence à comprendre que je n'ai pas la force d'aider mes amis. J'ai de plus en plus envie de m'en aller, loin, très loin, et aussi très haut. J'ai envie de parcourir les plus hauts sommets, sans penser au futur, ni au passé. Maxime ma demandé : Qu'est qui est mieux que dieu et pire que le diable ? Je lui ai répondis l'amour. La réponse était « rien ». Dits, c'est vrai que j'ai tort ou pas ? L'amour m'avait donné la plus grande force et m'avait détruit le plus clair du temps. Dits, tu crois que je vais devenir qui plus tard ? Serrais-je un bon guide de haute montagne, ou encore mieux un meneur d'expédition ? Ou, je deviendrais peut-être quelqu'un de fort dans la psychologie de haut niveau ? Ou encore, je ne serrais plus rien, parce que je vais mourir ? Je n'ai pas un c½ur éternel, il va peut-être s'arrêter avant la fin de cette lettre qui c'est ? Pourquoi je pause tellement de question ? Parce que je sais que tu ne peux pas y répondre ? Tu ne sais donc pas tout ? Un avenir peut être écrit, mais on peut le changer ? Personne, personne ne connaît mon avenir. Pas toi, pas le diable. Parce que c'est moi qui écrirais mon avenir. Je ne trouverais pas l'amour, même si j'ai tellement d'amour dans mon petit c½ur. C'est le diable qui m'a fait comprendre ça. Toi tu m'a fait comprendre, que sans le diable tu n'étais rien. Sans la douleur la joie ne pourrait exister. Mon chiffre préféré est le 2. Je pense que toi aussi tu l'aime bien. C'est vrai ! Tout va par deux dans ce monde. L'amour, d'un homme et une femme. La lune et le soleil. Le bien et le mal. Le froid et le chaud. Les pauvres et les riches. On peut en trouver une infinitée de double. Mais au final, tout s'assemble pour ne former qu'un. C'est comme ça que tu as créé la vie. Tu as assemblé deux éléments. As-tu fait exprès ? Moi je n'ai pas fait exprès de mélanger ma passion et ma peur. Je n'ai pas fait exprès de mélanger mes amis et mes amoures. Aurais-je fais exprès de mélanger, le bien et le mal en moi ?
Il y a une chose que je ne comprends pas. Je crois que tu l'as mal fait, enfin... je ne sais pas. La différence entre chacun de nous, chacun des êtres sur cette terre. Je pense qu'au début, tu voulais que sa soit nos plus grandes forces, notre plus grande beauté d'âme. Pourtant, tu as du manqué quelque chose, ça a mal tourné toutes ces différences. Au lieu de nous rendre plus fort, ça en a détruit plus d'un. Ou alors c'est ça la générosité, aide les autre à accepter leurs différences ?
Maintenant mon v½u, j'y ai longtemps réfléchis. Qu'est ce que je ferrais si j'avais autant de pouvoir que toi sur la morale des gens ? J'aimerais te demander, fait comprendre à toutes les personnes que j'aime, le véritable sens de ma vie. Désolé de te donner du boulot compliqué.
P.S : Pour ton adresse, un jour je pense que je vais trouver. Un jour je rencontrerais et je demanderais à l'ange de mon c½ur : « Quel est ton adresse ? ». Je griffonnerais, alors peut-être, sur un vieux bout de papier, avenu du paradis. Ou tout simplement, l'adresse d'une fille, qui me donnera une intonation de magie à mes yeux si différent des autres et à mon âme.
Mes yeux me brûlent. Je suis crevé. J'ai aucune réel idée de se que je viens d'écrire. Il semblerait que j'ai jeté mes phrase comme ça. Sans aucun but, sans aucun espoir. Je quitte mon poste et verrait bien le lendemain les quelques mots que j'ai écrit.


